La mastication et son action sur les fonctions cognitives - Michèle Caffin décryptage dentaire

Mastication et système nerveux

Le mouvement est le signe de la présence de la vie dans le corps physique, il l’anime, il est lui-même généré par des processus physicochimiques, des neurones aux muscles.

Les neurones du système nerveux central et périphérique transportent les informations qui sont capables de les modifier en fonction des événements passés, il y a une mémorisation de ce qui a été ressenti plus que vécu.

Il faudra développer ici la différence entre l’être, le ressenti et l’avoir, le mental qui est mis en activité pour avoir l’acquis exigé dans les études. Il faut répéter ce qui a été dit, l’acquis doit être imposé, il tamponne les documents officiels.

L’homme tourne en rond, refait les mêmes histoires personnelles. La politique de même peut répéter les mêmes histoires aussi longtemps que le sursaut venu du profond de l’être de son ressenti est au point mort. En effet ,l’être est profondément endormi.

Qu’est-ce qui peut le faire sortir de sa torpeur ? Le mouvement.

La mastication est le premier mouvement que l’enfant connaît pour se nourrir, les dents de lait puis plus tard les dents définitives vont entretenir cette dynamique. Il va mâcher, puis marcher, puis parler. Les mouvements s’enchainent en complexités mais la finalité est d’acheminer l’enfant vers l’indépendance, physique, puis affective, et spirituelle.

L’indépendance n’est pas rébellion, mais exercice de sa propre force extérieure et intérieure, de les relier pour agir avec les autres dans un monde altruiste, où être heureux ne peut s’envisager que si l’autre l’est. Ceci est pour le monde prochain mais en vue, une perspective pour le futur, une nécessité pour notre monde avenir, nos enfants. Le problème est que dans cet objectif, le système pyramidal aussi bien dans le travail que politique n’a plus de raison de subsister. Dans ce nouveau, système chacun est fort de la force de l’autre. Plus de compétition.

Mastiquer, une prise de conscience de Soi.

Mastiquer, en prenant le temps de conscientiser la nourriture, de faire intervenir la salive, de mettre en mouvement la mandibule de droite à gauche pour éveiller le cerveau droit et gauche, est comme une méditation active, une prise de conscience de Soi.

En dehors de ces considérations qui peuvent nous passer au dessus de la tête tant celle-ci ne s’intéresse qu’à ce qu’elle peut matérialiser, les dernières études scientifiques, eh oui, le démontre.

« Plusieurs études chez l’homme indiquent que la stimulation masticatoire ou la mastication modifie les effets du stress et est efficace pour préserver la fonction cognitive dépendante de l’hippocampe, qui se détériore avec le vieillissement.

Des études démographiques ont démontré une association entre la capacité masticatoire ou la santé buccodentaire et les fonctions cognitives. Ces résultats prouvent que la stimulation masticatoire module la neurotransmission catécholaminergique dans le cerveau pour réguler la perception du stress, modifiant éventuellement les états affectifs.

Mastication et fonctions cognitives

La mastication joue un rôle important dans la régulation de l’activité de l’axe HPA(*) et la conservation des fonctions cognitives dépendantes de l’hippocampe. Le dysfonctionnement de la mastication entraîne une altération de l’hippocampe par hyperactivité de l’axe HPA(*) et de divers circuits neuronaux, entraînant des déficits d’apprentissage spatial et de mémoire liés à l’hippocampe.

La stimulation ou la mastication masticatoire pendant les conditions de stress pourrait améliorer la neurogenèse hippocampique, la plasticité synaptique et la fonction cognitive induites par le stress en atténuant les hormones de stress et leurs récepteurs, l’activité de l’axe HPA(*) et plusieurs voies de signalisation.

Par conséquent, la stimulation masticatoire pourrait être une méthode efficace pour moduler le mécanisme de rétroaction normal de l’axe HPA(*) et prévenir divers troubles induits par le stress, en particulier chez les personnes âgées.

M.C.

 

(*) HPA : axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien (HPA), le glucocorticoïde (GC)

Source : International journal of molecular sciences
Association between mastication, the hippocampus and the HPA axis : a comprehensive rewiew
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