La sérotonine et vos dents

Les liens entre la sérotonine, hormone du bonheur et les voies qu’elle emprunte sont fascinants. Cette hormone traverse l’organe dentaire, les ligaments alvéolodentaires, agit sur son fonctionnement le bruxisme, le stress, les molécules de l’émotion (travaux du Dr. Candace Pert) qui vont circuler à l’intérieur des tubulis dentinaires, jusqu’à la mémorisation de ce stress.

Le stress est un facteur déterminant du bruxisme, il peut être associé à des lésions du SNC. En effet, selon Gomez et al, il y a un lien entre les perturbations au niveau de la transmission du système dopamine et la genèse du bruxisme qui disparaît lors de la mastication et de la parole (cf. la thèse présentée par Agathe Dean en 2017 : le bruxisme faculté de Lille), l’épilepsie du lobe frontal, les dystonies de la face.

Comment fonctionne la dopamine avec la sérotonine ?

Dans le striatum (structure nerveuse subcorticale) les neurones sérotoninergiques inhibent les neurones dopaminergiques, ce qui entraîne une diminution du mouvement.

La mastication mobilise les fibres du ligament alvéolodentaire, cette hormone y joue un rôle.

La sérotonine stimule les fibres musculaires lisses, elle a donc aussi une action au niveau du ligament alvéolo-dentaire qui possède des récepteurs sérotoninergiques.

Douleurs et migraines

Nous sommes confrontés souvent à la douleur, là aussi la sérotonine peut intervenir dans les douleurs et migraines. Cette zone de recherche est, aujourd’hui, en plein développement et semble promise à un bel avenir, car le soulagement à long terme de la douleur reste une bataille importante pour la médecine. Et la sérotonine jouera incontestablement un rôle capital dans ce domaine.

L’empreinte de la mémorisation

Enfin, reste l’empreinte de la mémorisation, des stress vécus depuis le début de notre biographie. Là où le stress s’inscrit, cette information va circuler jusqu’à l’hippocampe, gagner cerveau droit et gauche, et se mémoriser de façon générale dans le SNC. L’empreinte de l’émotionnel reste ainsi dans l’organe affecté que ce soit une dent, une main amputée, qui même absente du corps continue à être douloureuse. Il s’agit alors du membre fantôme, de cette substance, l’éthérique, que les chercheurs redécouvrent prudemment et qui remplit l’espace corporel, entre autre.

Michèle CAFFIN

 

Bibliographie :
> Voir la thèse de Agathe Dean
> Voir l’article dur le Dr. Candace Pert

 

Rédiger un commentaire :

*

Votre adresse email est confidentielle et n'apparaîtra pas sur ce site.

deux × trois =

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

© 2016 - 2017 SELARL Caffin Michèle - Tous droits réservés

Site créé par CGC studio